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Qu'est-ce que le GHK-Cu ? Le tripeptide de cuivre expliqué

Par Équipe scientifique PeptidAs, Contrôle qualité et documentation techniqueMis à jour le 5 septembre 2026

En bref. Le GHK-Cu est le complexe formé entre un tripeptide, la glycyl-L-histidyl-L-lysine, et un ion cuivre II. Isolé du plasma humain en 1973, il est étudié in vitro pour son rôle dans la synthèse du collagène et la réparation de la matrice extracellulaire. Sa concentration plasmatique décline avec l'âge.

Qu'est-ce que le GHK-Cu ?

Le GHK est un tripeptide, c'est-à-dire une chaîne de seulement trois acides aminés : glycine, histidine, lysine. Sa masse moléculaire est d'environ 340 daltons, ce qui en fait une très petite molécule à l'échelle des peptides.

Sa particularité est son affinité pour le cuivre. Le résidu histidine, avec l'azote de son cycle imidazole, et l'extrémité amine libre de la glycine forment ensemble un site de coordination qui capture un ion cuivre II avec une affinité élevée. Le complexe résultant, noté GHK-Cu, pèse environ 404 daltons.

C'est ce complexe, et non le peptide nu, qui porte l'activité biologique décrite dans la littérature. Le cuivre n'est pas un additif, il fait partie de la molécule active.

Conséquence pratique immédiate : une solution de GHK-Cu correctement reconstituée est bleue. Cette couleur vient de la transition électronique de l'ion cuivre coordonné. Une solution incolore signale soit l'absence de cuivre, soit un produit qui n'est pas ce qu'il prétend être.

Comment le GHK-Cu a-t-il été découvert ?

En 1973, Loren Pickart travaille sur une observation étrange : du tissu hépatique humain âgé, mis en culture avec de l'albumine issue de sujets jeunes, se met à se comporter comme du tissu jeune. Il cherche le facteur responsable et isole du plasma humain une petite molécule active. C'est le GHK.

Les travaux ultérieurs ont établi que la concentration plasmatique de GHK décline avec l'âge : de l'ordre de 200 nanogrammes par millilitre vers vingt ans, contre environ 80 nanogrammes par millilitre vers soixante ans. Cette décroissance est l'un des éléments qui ont orienté la recherche vers un rôle dans la réparation tissulaire.

Que montrent les études sur le GHK-Cu ?

La littérature sur le GHK-Cu est ancienne, abondante, et majoritairement in vitro ou sur modèle animal. Les axes les plus documentés :

  • Synthèse de la matrice extracellulaire. Stimulation de la production de collagène, d'élastine, de protéoglycanes et de glycosaminoglycanes par les fibroblastes en culture.
  • Modulation de l'expression génique. Une analyse publiée en 2015, appuyée sur la base de données Connectivity Map du Broad Institute, rapporte que le GHK modifie l'expression de plusieurs milliers de gènes humains, avec un déplacement du profil vers celui de tissus plus sains.
  • Activité antioxydante et anti-inflammatoire dans des modèles cellulaires.
  • Cicatrisation. Accélération de la fermeture des plaies dans plusieurs modèles animaux.
  • Angiogenèse. Stimulation de la formation de nouveaux vaisseaux dans des modèles expérimentaux.

Deux réserves méthodologiques honnêtes s'imposent. D'abord, une grande partie de ce corpus provient d'un même groupe de chercheurs, ce qui limite l'indépendance des réplications. Ensuite, un résultat obtenu sur fibroblastes en culture ne se transpose pas mécaniquement à un organisme entier. La littérature décrit un mécanisme documenté, pas une efficacité clinique établie.

GHK-Cu et AHK-Cu : quelle différence ?

Les deux sont des tripeptides complexés au cuivre, et on les confond souvent.

GHK-CuAHK-Cu
SéquenceGlycine, histidine, lysineAlanine, histidine, lysine
OrigineIsolé du plasma humain, 1973Analogue de synthèse
Axe d'étude dominantMatrice extracellulaire, collagène, cicatrisationFollicule pileux, microvascularisation
Couleur en solutionBleueBleue

La substitution de la glycine par une alanine change un seul groupement, mais suffit à modifier le profil d'activité décrit dans les études. Voir la fiche GHK-Cu 50 mg.

Comment manipuler le GHK-Cu en laboratoire ?

Le complexe cuivre impose des précautions que les peptides ordinaires n'exigent pas.

  • Protection de la lumière. Le complexe est photosensible. Flacon ambré ou emballage opaque, et retour au froid dès la fin de la manipulation.
  • Pas d'agitation vigoureuse. Comme pour tout peptide, on fait tourner doucement le flacon, on ne le secoue pas.
  • Attention aux agents chélatants. Tout ce qui séquestre le cuivre, à commencer par l'EDTA, dissocie le complexe et le rend inactif. Vérifiez la composition de vos tampons avant de diluer.
  • pH. La stabilité du complexe dépend du pH du milieu. Un pH trop acide protone les sites de coordination et libère le cuivre.
  • Conservation. Lyophilisé au congélateur, à l'abri de la lumière. Une fois reconstitué, entre 2 et 8 °C, en aliquotes pour éviter les cycles de congélation et décongélation.

La procédure générale est détaillée dans notre guide de reconstitution d'un peptide lyophilisé, et le calculateur de reconstitution donne le volume de solvant à ajouter.

Comment vérifier un lot de GHK-Cu ?

Au-delà des trois données habituelles, pureté HPLC, identité par spectrométrie de masse et contenu net en peptide, un point est spécifique à ce composé : la teneur en cuivre. Un GHK vendu comme GHK-Cu mais sous-complexé n'est pas le même produit, et rien dans une mesure de pureté chromatographique ne le révèle.

Le test visuel est immédiat et gratuit : reconstituez, regardez la couleur. Elle doit être franchement bleue.

Pour le reste, notre guide lire un certificat d'analyse explique chaque section d'un rapport de lot, et l'ensemble de nos certificats est consultable sur la page certificats d'analyse.

Les composés évoqués dans cet article sont réservés à la recherche in vitro. Ils ne sont destinés ni à la consommation humaine, ni à un usage vétérinaire, ni à un usage diagnostique ou thérapeutique.

Questions fréquentes

Pourquoi ma solution de GHK-Cu est-elle bleue ?

La couleur bleue vient de l'ion cuivre II coordonné au tripeptide. C'est le signe attendu d'un complexe correctement formé. Une solution incolore doit au contraire alerter sur la teneur réelle en cuivre du lot.

Quelle est la différence entre GHK et GHK-Cu ?

Le GHK est le tripeptide seul, glycyl-histidyl-lysine. Le GHK-Cu est ce même peptide complexé à un ion cuivre II. C'est le complexe, et non le peptide nu, qui porte l'activité décrite dans la littérature.

Le GHK-Cu peut-il être dilué dans n'importe quel tampon ?

Non. Tout agent chélatant, l'EDTA en tête, capture le cuivre et dissocie le complexe. Un pH trop acide produit le même effet. Vérifiez la composition de votre tampon avant dilution.

Le GHK-Cu est-il photosensible ?

Oui. Le complexe se dégrade à la lumière. Conservez le flacon dans son emballage opaque ou dans un flacon ambré, et limitez le temps d'exposition pendant la manipulation.

Ce composé est-il destiné à un usage humain ?

Non. Il est réservé à la recherche en laboratoire in vitro. Il n'est destiné ni à la consommation humaine, ni à un usage vétérinaire, ni à un diagnostic ou un traitement.

Composés évoqués dans cet article

Les produits de recherche cités plus haut.

GHK-Cu (50-100 mg)

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